De plus en plus de sportifs et de parents entendent parler de “coach mental” ou de “préparateur mental”, sans toujours savoir à quel moment il est pertinent de consulter, ni ce que l’on peut attendre concrètement d’un accompagnement.
Faut-il attendre que la situation se dégrade en compétition ? Réserver la préparation mentale aux sportifs de haut niveau ? Ou au contraire s’y intéresser dès que l’on sent que quelque chose coince dans la tête plus que dans le corps ?
Cet article a pour objectif de clarifier ces questions, en expliquant ce qu’est un coach mental sportif, dans quelles situations il peut être utile, et comment se déroule un accompagnement de manière simple, structurée et concrète.
Coach mental ou préparateur mental : de quoi parle-t-on exactement ?
Un coach mental sportif (ou préparateur mental) accompagne des sportifs pour les aider à mieux utiliser leurs ressources psychologiques dans le cadre de leur pratique : entraînement, compétition, projet de performance.
L’idée n’est pas de “faire la morale” ni de proposer des solutions toutes faites, mais de travailler sur des leviers tels que :
- la confiance en soi en situation sportive,
- la gestion de la pression et de l’enjeu,
- la concentration et la capacité à revenir dans le match,
- la régularité entre l’entraînement et la compétition,
- l’organisation du projet sportif (objectifs, routines, récupération, etc.).
Quelle différence avec un psychologue du sport ?
Un psychologue du sport est un professionnel de santé, formé à la psychologie clinique, avec un cadre de prise en charge spécifique (suivi thérapeutique, pathologies, remboursement éventuel, etc.).
Un préparateur mental, lui, intervient davantage sur :
- la performance et le projet sportif,
- des compétences mentales ciblées,
- des outils directement transposables à l’entraînement et en compétition.
Les deux approches peuvent être complémentaires, mais elles ne répondent pas aux mêmes besoins. Quand la difficulté touche surtout la performance (gestion de match, confiance, pression, motivation sportive), un coach mental est souvent le bon interlocuteur.
Quand faire appel à un coach mental sportif ?
Il n’existe pas de “seuil officiel” à partir duquel il faudrait consulter, mais certains signes reviennent souvent dans les demandes d’accompagnement. Voici les situations les plus fréquentes.
1. Quand le niveau en compétition ne reflète pas le niveau à l’entraînement
Beaucoup de sportifs décrivent le même constat :
“À l’entraînement, ça va. En compétition, je n’arrive pas à faire ce que je sais faire.”
Ce décalage peut se manifester de plusieurs façons :
- gestes ou choix techniques très différents entre l’entraînement et le match,
- hésitations dans les moments importants,
- relâchement ou perte de repères dès qu’il y a du public, un enjeu ou un regard extérieur.
Dans ce cas, le travail du coach mental consiste à :
- comprendre ce qui se passe dans la tête du sportif avant et pendant la compétition,
- mettre en place des repères concrets pour stabiliser le comportement en match,
- aider à construire une routine pour mieux entrer dans la performance.
C’est une situation que l’on retrouve souvent en préparation mentale du football ou en préparation mentale tennis.
2. Quand la pression, l’enjeu ou le regard des autres prennent trop de place
Certains sportifs ressentent une forte pression :
- avant des matchs importants (montées de division, compétitions de sélection, phases finales),
- lorsqu’ils jouent sous les yeux de personnes importantes (entraîneurs, parents, dirigeants),
- lorsqu’ils doivent “prouver” quelque chose après une période difficile.
Cette pression peut se traduire par :
- une difficulté à se concentrer sur la tâche,
- une vigilance excessive au score, au jugement des autres,
- une tension qui perturbe la prise de décision ou les gestes techniques.
Le coach mental va alors aider à :
- clarifier ce qui est réellement attendu de la performance,
- distinguer ce qui dépend du sportif et ce qui ne dépend pas de lui,
- construire des routines d’avant-match pour mieux gérer l’activation (ni trop basse, ni trop élevée),
- mettre en place des repères simples pour rester focalisé sur le jeu.
3. Quand la confiance est fragile ou dépend trop du dernier résultat
La confiance en soi peut être globalement bonne, mais très dépendante du contexte :
- un bon match et tout va bien,
- un match plus difficile et la confiance chute brutalement, parfois pour plusieurs rencontres.
On observe alors :
- des doutes avant la compétition (“je ne sais pas si je vais y arriver”),
- une difficulté à se relancer après une erreur,
- un discours interne très dur envers soi.
Le travail en préparation mentale vise à :
- identifier sur quoi repose réellement la confiance du sportif,
- renforcer des repères plus stables (préparation, progression, compétences spécifiques),
- apprendre à réagir différemment après une erreur ou un match moins réussi.
4. Quand la frustration ou l’énervement perturbent la performance
Dans certains cas, ce ne sont pas la peur ou le doute qui dominent, mais plutôt :
- la frustration après une erreur,
- l’énervement après une décision arbitrale,
- l’agacement envers soi, un adversaire ou un coéquipier.
Ces réactions ont tendance à prendre le dessus sur le plan de jeu et à faire perdre plusieurs points, actions ou minutes de jeu.
Un accompagnement avec un coach mental permet de :
- mieux comprendre ce qui déclenche ces réactions,
- préparer des réponses plus adaptées pour reprendre rapidement le fil du match,
- s’entraîner à revenir sur des repères simples (respiration, routines, mots-clés, etc.).
J’ai détaillé ce sujet dans un article spécifique sur la gestion de la frustration dans le sport
5. Quand le projet sportif prend de l’ampleur (sections, pôles, haut niveau)
À partir d’un certain niveau d’engagement (sections sportives, pôles, centres de formation, projet de haut niveau), la question n’est pas seulement de bien gérer un match isolé, mais de tenir dans la durée :
- charges d’entraînement plus importantes,
- déplacements, compétitions plus fréquentes,
- double projet sport / études,
- enjeux à moyen terme (sélections, contrats, etc.).
Le coach mental aide alors à :
- structurer le projet (objectifs, étapes, priorités),
- prévenir l’usure mentale liée à la répétition des compétitions,
- stabiliser des routines qui permettent de rester concentré sur l’essentiel.
Faut-il attendre d’avoir un “gros problème” pour consulter ?
Non. Il est tout à fait possible de faire appel à un préparateur mental :
- pour consolider des bases déjà correctes,
- pour anticiper une période qui s’annonce plus chargée (changement de catégorie, entrée en structure, saison à enjeu),
- ou simplement pour faire un point, sans avoir l’impression de “ne plus rien maîtriser”.
Dans les faits, beaucoup d’accompagnements commencent à partir d’un ressenti simple :
- “Je sens que je pourrais faire mieux, mais je n’arrive pas à franchir un cap.”
- “Je vois bien que le mental joue un rôle, mais je ne sais pas comment le travailler.”
L’objectif de la préparation mentale est alors d’apporter de la clarté, des repères et des outils, sans dramatiser la situation.
Comment se déroule un accompagnement avec un coach mental ?
Il n’existe pas un modèle unique, mais la plupart des accompagnements suivent une structure assez similaire.
1. Un premier échange pour comprendre la situation
La première étape est généralement un échange de 30 à 45 minutes, en visio ou en présentiel, avec :
- le sportif,
- et, pour les mineurs, au moins un parent.
Ce temps sert à :
- comprendre la situation sportive et le contexte,
- clarifier la demande (ce que le sportif veut améliorer, ce que les parents ou l’entraîneur observent),
- expliquer la démarche de préparation mentale,
- vérifier que le cadre convient à tout le monde.
À l’issue de cet échange, on décide ensemble s’il est pertinent de mettre en place un accompagnement, et sous quelle forme (séances à l’unité, accompagnement mensuel, etc.).
2. Des séances régulières, orientées sur le terrain
Les séances sont ensuite espacées de manière régulière (toutes les 2 ou 3 semaines, par exemple), avec un travail centré sur :
- l’analyse de situations vécues récemment à l’entraînement ou en compétition,
- l’identification de ce qui fonctionne déjà,
- la mise en place d’outils concrets à tester (routines, exercices d’imagerie, repères de concentration, etc.).
Entre les séances, le sportif expérimente ce qui a été défini et revient avec ses observations. On ajuste au fur et à mesure.
3. Un cadre clair pour le sportif et pour les parents
Pour les jeunes sportifs, il est utile de poser clairement le cadre dès le départ :
- rôle du préparateur mental,
- place des parents,
- informations qui restent dans la séance,
- informations qui peuvent être partagées (par exemple sur l’organisation, les objectifs globaux).
Cela permet à chacun de comprendre ce qui se fait, dans quel objectif, et d’éviter les malentendus.
Comment savoir si un coach mental est adapté à votre situation ?
Quelques repères simples peuvent aider à choisir un préparateur mental :
- Formation et spécialisation sport : formation en préparation mentale, expérience avec des sportifs, compréhension du fonctionnement des clubs et des circuits de compétition.
- Clarté du cadre : fonctionnement expliqué dès le départ (nombre de séances, fréquence, modalités de contact, tarifs).
- Approche concrète : capacité à proposer des outils et des repères applicables à l’entraînement et en compétition, pas seulement des discussions générales.
- Adéquation avec le projet : le coach mental doit comprendre la réalité du projet sportif (niveau, contraintes, objectifs) et adapter sa démarche en conséquence.
Si un doute persiste, un premier échange gratuit et sans engagement est souvent le meilleur moyen de vérifier si le courant passe et si la démarche est pertinente.
Et concrètement, comment se passe le premier contact avec moi ?
Dans mon activité de préparateur mental pour sportifs, je travaille principalement avec :
- des sportifs à partir de 13 ans,
- engagés en compétition (clubs, sections sportives, pôles, projets de haut niveau),
- et des adultes qui souhaitent structurer davantage leur approche mentale.
Le premier contact se fait généralement :
- soit par message (formulaire de contact, WhatsApp) pour fixer un créneau,
- soit directement par prise de rendez-vous en ligne pour un échange en visio d’environ 30 minutes.
Cet échange a pour objectif de :
- comprendre la situation et les attentes,
- expliquer clairement ce que l’on peut travailler en préparation mentale,
- présenter le cadre (rythme des séances, tarification),
- décider ensemble si un accompagnement est adapté.
Pour aller plus loin, vous pouvez :
- consulter la page présentant ma démarche de préparation mentale
- voir les formules et tarifs de l’accompagnement mental,
- ou prendre directement un premier rendez-vous en visio pour faire le point.
J’accompagne des sportifs et des jeunes compétiteurs (tennis, football, natation, boxe…) sur la gestion du stress, la confiance et la stabilité mentale en compétition, pour les aider à jouer à leur vrai niveau le jour important.
Disponible à Dunkerque ou partout en France en visio



